A l’époque
Autrefois, les localités
jurasiennes furent, elles aussi, victimes d’incendies catastrophiques.
Delémont fut, par exemple, totalement détruite en 1487. En 1671, un autre
incendie ravagea un quartier entier de la ville.
Il fallut pourtant attendre
la deuxième moitié du XIXe siècle pour que les sapeurs-pompiers se
structurent. Enfin, c’est dans les années 1870/80 que furent déterminés des
arrondissements d’inspection.
Fondation
A la suite de la séparation du
canton du Jura d’avec le canton de Berne, en 1979, l’Association jurassienne
des corps de sapeurs-pompiers, qui regroupait les corps du Jura et du Jura
bernois fut dissoute et remplacée par la Société des sapeurs-pompiers de la
République et Canton du Jura (SSPJU).
Celle-ci fut fondée le 24
novembre 1979 aux Rangiers et Gilbert Chevillat, de Montfaucon, en fut le
premier président.
Membres
La société est forte de 83 corps
de sapeurs-pompiers communaux et compte 3300 membres. Il existe huit
arrondissements d’inspection (deux aux Franches-Montagnes, trois dans le
district de Delémont et trois dans celui de Porrentruy). C’est le
Département de la Santé, des Affaires sociales et de la Police qui nomme les
inspecteurs, les experts et les instructeurs.
Une organisation catastrophe a
été également mise sur pied, qui dépend du même département.
Deux centres de
renfort sont en activité : Delémont et Porrentruy. Chacun de ces centres,
outre le fait d’assurer les interventions dans sa propre ville, intervient
en renfort et s’occupe de désincarcération et de lutte contre les
hydrocarbures dans une partie du canton.
De plus, le canton dispose d’un
Groupe d’intervention en cas d’alarme chimique ou atomique (GIAC : Groupe
d’Intervention Atomique Chimique). Ce groupe intervient sur la totalité du
territoire cantonal.
Il faut également signaler que, étant donné la
disposition géographique de certaines communes, il est également fait appel
aux centres de renfort de La Chaux-de-Fonds ou de Tramelan.
Activités de la société
La société, dirigée par un
comité cantonal, qui est appuyé par une commission technique, a pour but de
développer les services de défense dans le sens et l’esprit des
prescriptions en vigueur et de les organiser de façon uniforme.
La société
cantonale appuie et conseille les autorités dans le domaine du service de
défense, acquiert du matériel d’instruction et organise l’achat groupé de
matériel.
La commission technique, quant à elle, élabore des dossiers
cantonaux à l’attention des corps de sapeurs-pompiers (classeurs rouges). Un
Groupement des instructeurs apporte son concours à la société.
Relations
Un représentant de l’Assurance
immobilière du Jura participe aux séances du comité et de la commission
technique. La société entretient en outre d’excellentes relations avec la
police, la protection civile, les autres fédérations cantonales et les corps
de sapeurs-pompiers de France voisine.
Un bulletin d’information
paraît quatre fois par an.
Nouveautés
Au niveau cantonal, on peut
citer deux nouveautés : la mise en service d’un système d’alarme SMT
(Système de Mobilisation par Téléphone) géré par la centrale
d’engagement de la police cantonale à Delémont d’une part, et
l’adaptation des techniques et du matériel des centres de renfort
cantonaux principalement pour l’autoroute A16 (Transjurane). De plus, la
nouvelle Loi sur les Services d’Incendie et de Secours est entrée en
vigueur au 1er janvier 2002 dans le Canton, mais il est
encore trop tôt pour en évaluer les effets pratiques. Quoi qu’il en
soit, l’une des composantes de cette Loi prévoit le soutien au
regroupement des Corps de sapeurs-pompiers en différentes entités
régionales, ceci dans le but d’un accroissement d’efficacité. Divers
contacts ont déjà été établis entre certaines communes afin de
commencer à concrétiser la création de ces SIS régionaux.